La poussée d’Archimède – qu’est ce que c’est ?

On a déjà tous entendu parlé du célèbre cri poussé par Archimède dans sa baignoire : Euréka !

On lui attribue la découverte de son principe : le  principe d’Archimède sur les corps plongés dans un liquide. Archimède conçoit, sur ce principe, le plus grand navire de l’Antiquité, le Syracusia commandité par le tyran de Syracuse Hiéron II et construit par Archias de Corinthe vers 240 av. J.-C.

Mais qu’est ce que ce principe :

Tout corps entièrement immergé dans un fluide subit une force verticale, dirigée de bas en haut et d’intensité égale au poids du volume de fluide déplacé.

ou, de façon légèrement plus complète :

Tout corps plongé dans un fluide au repos, entièrement mouillé par celui-ci ou traversant sa surface libre, subit une force verticale, dirigée de bas en haut et opposée au poids du volume de fluide déplacé.

Ce second énoncé exprime bien que le fluide et le corps immergé doivent être au repos pour que le principe s’applique. Il exprime également que le principe s’applique même si le corps n’est pas entièrement immergé. Le principe ne s’applique pas seulement aux poissons, aux sous-marins ou aux plongeurs, mais aussi aux icebergs, aux bateaux, à vous sur votre matelas ou fauteuil d’apéritif gonflable dans votre piscine, … 🙂

En voici l’expression mathématique :

Poussée d’Archimède

Cette poussée d’Archimède est une force de contact répartie sur toute la surface de contact solide-fluide. Elle est due au fait que toute la surface d’un solide immergé dans un fluide (liquide, gaz) est constamment « frappée » par les molécules de ce fluide. Ces chocs sont à l’origine de la poussée d’Archimède.

Cette poussée s’exerce de façon bien effective sur le plongeur : c’est ce qui assure sa flottabilité.

En effet, à l’équilibre, le bilan des forces agissant sur le plongeur est tel que son poids et la poussée d’Archimède s’opposent.

Le poids apparent d’un plongeur est défini comme son poids réel diminué de la poussée d’Archimède. La flottabilité est, quand à elle, l’opposé du poids apparent.

Donc, si le poids réel est plus petit que la poussée d’Archimède, la flottabilité est positive et on flotte 🙂. Si par contre le poids réel est plus grand que la poussée d’Archimède, la flottabilité est négative et on coule. Enfin, si le poids apparent et la poussée d’Archimède sont égales en grandeur, la flottabilité est nulle et l’on est en position neutre, à l’équilibre.

Mais il y a aussi des forces de frottement

Si le corps solide se déplace par rapport au fluide, il apparaît des forces de « frottement fluide » sur toute la surface du solide. Ce n’est plus uniquement la poussée d’Archimède qui s’exerce là … !

Voici les forces qui s’exercent sur un parachutiste de 80 kg ayant sauté de l’avion et ouvert un peu plus tard son parachute supposé d’un volume de 10 m3. Est-ce que c’est la poussée d’Archimède qui le freine ?

Archimède et le parachute ?

Clairement la poussée d’Archimède de l’air sur le parachute ne compense pas le poids du parachutiste (poids du parachute négligé). Il y donc une autre force (principe d’inertie) qui doit agir pour éviter la chute libre du parachutiste … ! Ce sera l’objet d’un prochain article sur les forces de frottement … 🙂

Voila voila, j’en ai fini pour cet article 🙂. J’espère que vous l’avez aimé. Si c’est le cas et que vous ne voulez pas raté les suivants, souscrivez à notre lettre et n’hésitez pas àlaisser un commentairepour me faire partager votre avis, vos accords avec ce qui est écrit, vos objections 🙂